Du 853 | Februar 2015
50 Jahre Solothurner Filmtage

On dirait le cinéma suisse

ISBN:
978-3-905931-49-5
Preis:
CHF 20.- / EUR 15.-

Status:
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Inhalt Du 853

ANKOMMEN — ARRIVER

Peter Bichsel
Als die Filmtage noch jung waren

Georges Schwizgebel (Bild)
Jubilé 

Tania Stöcklin
Die Schweiz im Kopf

Frédéric Maire
De l’autre côté du fleuve


KONFRONTATION — CONFRONTATION

Anne Cuneo
Soleure entre hier et demain

Nicolas Steiner
Cinema Dynamit

Nicolas Humbert
Independent Cinema

Dögmeli.00
Le petit dogme suisse

Sabine Timoteo (Bild)
Amput(e)ation

Fredi M. Murer
Am Anfang war nicht Solothurn

Hans Helmut Klaus Schoenherr
Kritiker!


LABOR — LABORATOIRE

Georg Radanowicz (Bild)
«Film muss ein Spass sein, das Leben ist ein Spass»

Antoine Jaccoud
First Draft

Eileen Hofer
L’art de la maïeutique dans le documentaire

Ruth Waldburger
«Wer keine Fantasie hat, flieht in die Realität» ( JLG)

Anka Schmid
«Mach einfach!»

Niccolò Castelli
Das Andere filmen

Ursula Meier
i² = −1

Nicole Vögele
Experiment mit der Langsamheit


BEGEGNUNGEN — RENCONTRES

Oliver Rihs
Meine Oma und die Zukunft des Schweizer Films

Bettina Oberli und Léa Pool
Exercice transatlantique

Pio Corradi (Bild und Text)
Well, well …

Stefan Kurt
INT. CAFE. TAG.


POESIE — POÉSIE

Silvio Soldini
Pique-nique dans la lagune

Jacob Berger
Je pense à Alain Tanner

Séverine Barde (Bild und Text)
Le chien blanc

Dominique de Rivaz
L’aspirateur et le perroquet

Dimitri Stapfer  (Text und Bild)
Film filmen


FEIERN — CÉLÉBRER 

Christoph Schaub
Einfach so

Sabine Boss
Können Frauen filmen?

Max Rüdlinger
Als ich den Schweizer Filmpreis nicht bekam

Dustin Rees (Bild)
Rythalle – seit 2002 pferdefrei

Stina Werenfels
«Haben Sie die zweite Person von rechts schon einmal gesehen?»

Samir
«Wer ist die strahlende Frau in der Mitte?»

Tiziana Soudani
Je tombe amoureuse des artistes

Marcel Barelli (Bild)
On dirait le cinéma suisse


AUSSENSICHT — REGARD EXTÉRIEUR

Thierry Méranger
On ne dirait pas la Suisse

Andreas Kilb
Solothurner Skandälchen

Isabella Reicher
Echte Schweizer

Roger de Weck
Le septième art 

Edouard Waintrop
Le danger d’un piège chaleureux 


SOLOTHURN — SOLEURE

Ivo Kummer
Berg-und-Tal-Fahrt

Clemens Klopfenstein
Die Mahlzeit des Wolfes

Sam & Fred Guillaume (Bild)
On dirait le cinéma suisse

Helmut Hubacher
Der erste hohe Besuch

Christian Frei
Züri brännt – Solothurn pännt


CHRONIK — CHRONIQUE


  Du 853 | Februar 2015 | 50 Jahre Solothurner Filmtage – On dirait le cinéma suisse

50 Jahre Solothurner Filmtage

On dirait le cinéma suisse

50 Jahre Solothurner Filmtage

Von Oliver Prange UND Seraina Rohrer

Auf die Anfrage, für das vorliegend Du-Heft einen Beitrag zu den Solothurner Filmtagen zu schreiben, antwortete der Drehbuchautor Antoine Jaccoud: «Einmal hab ich in Solothurn einen Preis gewonnen, davon habe ich meinen Zahnarzt bezahlt. Ein anderes Mal ist mein Bett im Hotel mitten in der Nacht zusammengekracht.» 
Jaccoud ist Autor von preisgekrönten Filme wie Home von Ursula Meier, wohnt heute in Paris und schläft auf einem soliden Bett. Wie fast alle Mitgestalter dieser Ausgabe teilt er eine ganz bestimmte «Erfahrung». Nennen wir es die Erfahrung Schweizer Film. Es ist die Erfahrung, irgendwann in Solothurn angefangen zu haben. Nicht gleich auf der ehrfürchtigen Grossleinwand, sondern in einem kleinen Kino am Stadtrand. Nicht gleich im edlen Hotel, sondern in der Jugendherberge. Nicht gleich mit einem Preis, sondern mit einer offenen Zahnarztrechnung.
Die Solothurner Filmtage feiern ihre 50. Ausgabe. Und man könnte sagen: Mit ihnen jubiliert auch der Schweizer Film. «Der Schweizer Film im Jahre null?», fragte 1966 die Zeitschrift Filmbulletin nach einer Pressekonferenz der Filmgilde Solothurn. Dort war verkündet worden: «Der traditionelle Schweizer Film ist tot. Uns ­interessiert umso mehr der neue Film von Schweizern.» Es war die Unabhängigkeitserklärung einer lebhaften Bewegung und die Geburtsstunde der Solothurner Filmtage. Dem «neuen Film von Schweizern» begegnen wir in diesem Heft ebenso genussvoll und engagiert wie damals ihre Gründer. Wir, das sind in dieser Ausgabe die Filmemacher, Autoren, Filmtechniker und Produzenten selber. Sie denken über ihr Schaffen, ihren Antrieb, ihre Existenz nach – und über das, was die Solothurner Filmtage waren, sind und sein könnten.
50 Autorinnen und Autoren, Illustratoren und Fotografen gewähren einen persönlichen Blick auf das, was man den Schweizer Film nennen könnte. Zeitzeugen wie Peter Bichsel, Fredi Murer oder Anne Cuneo spannen den Bogen von den 1960er-Jahren zur Gegenwart. Die Rebellen der 1980er-Jahre wie Samir, Pipilotti Rist oder Nicolas Humbert lassen Rauchpetarden hochgehen und das Independent Cinema hochleben. Die junge Generation um Niccolò Castelli, Dimitri Stapfer, Eileen Hofer oder Nicolas Steiner denkt über Explosivität, Langsamkeit und Autodidaktismus nach. Kritiker aus Frankreich, Österreich und Deutschland betrachten aus inter­nationaler Warte die helvetische Filmlandschaft.
In einem halben Jahrhundert haben sich der Schweizer Film und die Solothurner Filmtage gemeinsam entwickelt. Der Anlass wuchs von der Protestbewegung eines «linken Haufens» (Helmut Hubacher) zur repräsentativen «Werkschau» und nationalen «Institution». Ob die Solothurner Filmtage heute ein Festival sind, ist eine wichtige Frage ihrer Identität. Sollen sie populär sein, oder droht ein Verkommen zum folkloristischen «Zahnarztkongress», wie Jean-Luc Godard kürzlich über die Entwicklung von Festivals grämte? Eine Antwort darauf gibt in diesem Heft der Schauspieler Max Rüdlinger – mit einer weiteren «dentistischen» Metapher. Schmerzhaft erinnert er sich an den Tag, an dem er in Solothurn den Schweizer Filmpreis nicht gewann – und stellt sich vor, wen er im Erfolgsfall auf der Bühne verdankt hätte. Seinen Vermieter – und seinen Zahnarzt. 
50 Jahre Solothurner Filmtage – On dirait le cinéma suisse? Dieser Frage geht die vorliegende Ausgabe zweisprachig auf den Grund. Eine Hommage an die zahlreichen Westschweizer und Tessiner Autoren und gleichzeitig eine Première fürs Du. Bonne lecture!

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Prié de bien vouloir écrire une contribution sur les Journées de Soleure pour ce numéro de Du, le scénariste Antoine Jaccoud a répondu : « J’ai eu une fois un prix à Soleure, il mʼa servi à payer le dentiste. Une autre fois le lit de lʼhôtel où j’étais s’est effondré au milieu de la nuit. »
Jaccoud est l’auteur de films primés comme Home d’Ursula Meier, il vit aujourd’hui à Paris et dort dans un lit solide. A l’instar de presque tous les collaborateurs de ce numéro, il partage une « expérience » bien précise. Appelons-là l’expérience du cinéma suisse. C’est l’expérience d’avoir un jour quelconque fait ses débuts à Soleure. Non pas tout de suite sur le grand écran redouté mais dans une petite salle en bordure de la localité. Non pas tout de suite dans un hôtel de grand luxe mais à l’auberge de jeunesse. Non pas tout de suite avec un prix à la clé mais avec une note de dentiste en souffrance.
Les Journées de Soleure ont cinquante ans. On pourrait dire : avec elles, le cinéma suisse jubile lui aussi. « Cinéma suisse année zéro ? », s’interrogeait en 1966 la revue Filmbulletin à l’issue d’une conférence de presse de la Guide du film de Soleure. A cette occasion, on avait entendu ce genre de proclamation : « Le cinéma suisse traditionnel est mort. Le nouveau cinéma des Suisses nous intéresse d’autant plus. » Ce fut la déclaration d’indépendance d’un mouvement plein de vitalité et la date de naissance des Journées cinématographiques de Soleure. Dans le présent cahier, nous traitons du « nouveau cinéma des Suisses » avec autant de plaisir et d’engagement que ses fondateurs de l’époque. Nous, dans ce numéro, ce sont les réalisateurs, scénaristes, techniciens et producteurs. Tous réfléchissent sur leur travail, leur motivation, leur existence – et sur ce qu’ont été, ce que sont et ce que pourraient être les Journées de Soleure.
Cinquante auteurs, illustrateurs et photographes jettent un regard personnel sur ce qu’on pourrait appeler le cinéma suisse. Des témoins des débuts comme Peter Bichsel, Fredi Murer ou Anne Cuneo font le lien entre les années 60 et le temps présent. Les rebelles des années quatre-vingt comme Samir, Pipilotti Rist ou Nicolas Humbert font sauter les pétards fumigènes et portent un toast au cinéma indépendant. La jeune génération autour de Niccolò Castelli, Dimitri Stapfer, Eileen Hofer ou Nicolas Steiner réfléchit à l’explosivité, la lenteur et l’autodidactisme. Des critiques de France, d’Autriche et d’Allemagne observent le paysage cinématographique helvétique dans une perspective internationale.
En un demi-siècle, le cinéma suisse et les Journées de Soleure ont évolué de concert. La manifestation née d’un mouvement de protestation initié par une « bande de gens de gauche » (Helmut Hubacher) est devenue une « vitrine » représentative et une « institution » nationale. Les Journées de Soleure sont-elles aujourd’hui un festival ? C’est une question importante, la question de leur identité. Doivent-elles être populaires ou sont-elles menacées de déchoir au point de virer au folklorique « congrès de dentistes », pour reprendre le mot affligé de Jean-Luc Godard, le plus célèbre des Suisses réalisateurs de films, au sujet de l’évolution des festivals ?
L’acteur Max Rüdlinger donne une réponse à la question dans le présent numéro – en usant d’une autre métaphore « dentaire ». Il se souvient du jour douloureux où il n’a pas gagné le Prix du cinéma suisse à Soleure – et imagine les personnes qu’il aurait remerciées s’il l’avait emporté. Son propriétaire – et son dentiste. 
50 Jahre Solothurner Filmtage – On dirait le cinéma suisse ? Le cahier que vous avez sous les yeux cherche à faire le tour de la question, en deux langues. Une manière de rendre hommage aux nombreux auteurs de films romands et tessinois, et une première pour Du. Bonne lecture !